« Il faut cesser de traiter la pornographie comme un problème en soi », plaide une sociologue devant le Sénat
Dans le cadre de leur mission d’information sur les dérives de l’industrie pornographique, la délégation aux droits des femmes du Sénat auditionnait sociologues et juristes. Chacun à leur niveau, les chercheurs ont distingué les violences sexuelles de la pornographie.
« J’ai un questionnement par rapport à ce que nous entendons ce matin de la part de chercheurs et ce que nous avons entendu il y a 15 jours de la part des associations féministes ». La sénatrice communiste, Laurence Cohen, rapporteure de la mission d’information du Sénat sur la pornographie, a mis l’accent sur la difficulté d’approche des dérives liées à cette industrie.
Il y a deux semaines, en effet, dans cette même salle, les associations féministes, parties civiles dans l’affaire dit « du porno français », avaient dénoncé le « proxénétisme à l’échelle industrielle », les « violences sexuelles commanditées », une industrie où le consentement des actrices « est extorqué par l’argent et l’exploitation de la vulnérabilité ».